Barrier s'impose en STK1000 à Aragón

 

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Sylvain Barrier a commencé à défendre son titre de champion de la Coupe FIM Superstock 1000 de la meilleure des manières dimanche au MotorLand Aragón et s'est imposé sur Niccolò Canepa (Barni Racing Ducati). Le pilote de BMW Motorrad GoldBet a pris l'avantage sur l'Italien dès le troisième des douze tours de cette première manche et n'a eu aucun mal à se maintenir en tête jusqu'à la ligne d'arrivée, en restant hors de portée de l'ancien pilote Superbike.


Cette sixième victoire dans la catégorie conclut un week-end absolument parfait pour le Français, auteur de la pole position et plus que jamais homme à battre en STK1000 cette année. De retour dans la catégorie, Niccolò Canepa entame lui aussi sa saison 2013 en beauté. Le pilote de Gênes a mené en début d'épreuve et a ensuite essayé de suivre Barrier mais manquait un peu de puissance pour rivaliser avec le champion en titre.


La 3ème place est revenue à l'Argentin Leandro Mercado (Team Pedercini Kawasaki), également de retour en Superstock 1000 cette année. Jeremy Guarnoni (MRS Kawasaki) a de son côté manqué une bonne opportunité de revenir sur les leaders en commettant une erreur qui l'a relégué à la dixième place et forcé à réaliser une longue remontée pour revenir en quatrième position, devant Eddi La Marra (Barni Racing Ducati), battu de seulement 0.040s à l'arrivée.


Autre prétendant au podium, Lorenzo Savadori (Team Pedercini Kawasaki) a perdu le contrôle de sa ZX-10R dans le septième tour, alors qu'il occupait la troisième position et revenait sur le groupe de tête. L'Italien a d'ailleurs signé un nouveau record du circuit espagnol, en 2'01.074, dans le troisième tour.

 

Article Sport Bike

Sylvain Barrier s'impose avec maestria dans la course STK1000 

Sylvain Barrier fait honneur aux coloris officiels de sa S1000RR HP4. Le pilote du team BMW Motorrad GoldBet STK vient de signer une victoire propre, nette et sans bavure dans la première manche de la coupe FIM Superstock 1000 2013 sous le soleil d'Aragon.
 
 

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Malgré un départ légèrement raté depuis la pole position, Sylvain pointe 3e à la sortie du premier virage. Niccolo Canepa, parti en tête au guidon desa Ducati 1199 Panigale, creuse rapidement un léger écart sur ses poursuivants. En grosses difficultés en Superbike sur le tracé espagnol, le bicylindre italien parvient à tenir tête aux quatre pattes allemands et japonais dans sa configuration Superstock
 
2e à la fin du premier tour, Sylvain va revenir sur l'ancien pilote MotoGP et le déborder au bout de la plus longue ligne droite du circuit, dans la quatrième des douze boucles au programme. La BMW n°1 ne bronche pas et ne passe quasiment jamais sur les vibreurs, quand derrière elle, ça gigote sévère : le champion Superstock 1000 en titre semble "facile". 
 
Sylvain ne va ainsi plus quitter la place de leader jusqu'à la ligne d'arrivée, qu'il franchira avec plus de trois secondes d'avance sur Canepa. Leandro Mercado complète le podium sur sa Kawasaki. Grosse désillusion pour son coéquipier du team Pedercini, Lorenzo Savadori, qui partait à la faute dans le septième tour alors qu'il pointait 3e.
 
Jérémy Guarnoni (Kawasaki MRS), s'il échoue au pied du podium, peut être satisfait de sa prestation. 7e au premier tour, 5e au deuxième tour, le Toulousain se ratait à cause d'une surchauffe de son système de freinage et rétrogradait au 10e rang dans la boucle suivante. Guarno entamait alors une remontée de tous les diables, avant de doubler proprement Eddi La Marra dans les tous derniers mètres de la course. Il empoche ainsi 13 points qui lui permettent de sauver les meubles après ce début de course délicat.
 
Ses coéquipiers Romain Lanusse et Christophe Ponsson prennent les 6e et 14e places. Randy Pagaud termine 22e après un ride through.
 

Article Cybermotard

Sylvain Barrier prend l’avantage au 1000 superstock d’Aragon
Publié le 14 avril 2013
 

Sylvain Barrier entame sa saison 2013 sous les meilleurs auspices !

 

Pour la première course de la catégorie 1000 superstock Europe, Sylvain Barrier( BMW N°1) a pris un net avantage sur la concurrence. En effet, le pilote d’Oyonnax remporte brillamment la première confrontation sur le circuit de Motorland Aragon, dimanche 14 avril 2013.

Il engrange ainsi sa 6e victoire dans la catégorie, depuis deux saisons. Il bat à plate couture Nicolo Canepa, qui refait son apparition après un intermède en mondial superbike.

C’est d’ailleurs Nicolo Canepa (Ducati Panigale N° 59) qui réussit le holeshot. Le pilote italien ne résiste que trois tours avant de se faire déborder par le français.

Une fois aux commandes de la course, Sylvain Barrier creuse un écart qui s’agrandit au fil des tours. Au final des 12 tours de course, le pilote de la BMW N°1 franchit la ligne d’arrivée avec plus de trois secondes d’avance sur son poursuivant immédiat !

Il faut également souligner la belle performance de Jeremy Guarnoni (Kawasaki N°11) qui termine à la 4e place. Mais Jeremy aurait pu faire beaucoup mieux, s’il n’avait pas commis une erreur de pilotage en tout début de course. Relégué à la 10e place, le pilote du Morillas Racing School, entame une remontée de folie, qui le conduit à la porte du podium.

Romain Lanusse, autre pensionnaire du MRS, pointe à la 6e place. Pour cette première épreuve de la saison 2013, on trouve trois français dans le Top 10 !

Article Caradisiac Moto

Superstock 1 000: Sylvain Barrier gagne et relance la course au titre

 

Par André Lecondé - le Dimanche 09 septembre 2012

L'épilogue de cette saison 2012 de Superstock 1 000 ne sera sans doute connu qu'à l'issue de l'ultime rendez-vous de Magny Cours puisque le verdict de cette manche ensoleillée au Nürgburgring a totalement relancé les débats. La grille de départ avait fier allure en logeant sur la première ligne les quatre premiers du classement général. Mais sous le drapeau damiers, il n'en est resté qu'un seul, du nom de Sylvain Barrier qui a imposé magistralement une BMW sous les yeux du public allemand.

Car tour à tour, les autres prétendants au sacre se sont pris les pieds dans le tapis. C'est d'abord La Marra, alors leader au général avec son 1199 Panigale, avec plus d'une trentaine de points, qui partait à la faute en début d'épreuve. Puis Jeremy Guarnoni a suivi peu après laissant son compatriote et la révélation de cette seconde partie de saison, l'Australien Bryan Staring s'expliquer. Peu après la mi-parcours, le tricolore faisait l'effort et se portait en tête. Une manœuvre qui finira par avoir raison de l'Australien qui chutera en voulant suivre le rythme infernal de la S 1000RR.

Dans une course par élimination c'est donc celui qui a chuté par trois fois cette année qui est sorti vainqueur. Une prestation synonyme de quatrième réalisation dans cette campagne passionnante. Ayant compté jusqu'à 31 points de retard avant de rouler sur le Nürburgring,Sylvain Barrier revient à six longueurs de La Marra, à deux meetings du but. Les autres tricolores n'ont pas démérité. Mattieu Lussina est dixième alors que Randy Pagaud est treizième. Le podium est complété par Coghlan et le local Reiterberger.

Article Caradisiac Moto

Superstock 1 000 - Magny Cours: Une pluie de bonheur pour Sylvain Barrier et Jeremy Guarnoni

 

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Par André Lecondé - le Dimanche 07 octobre 2012 | 1 commentaire(s) 

Les Français ont donné le ton en Superstock 1 000 , ce dimanche, sur un circuit de Magny Coursdétrempé. Des conditions de piste qui ont décidé du sort de ce championnat, en un tour. Un délai suffisant pour voir Eddi La Marra partir à la faute pour le compte et Brian Staring se prendre les pieds dans le tapis avant de se relancer en queue de peloton. L'Australien s'est ensuite livré à une remontée dantesque jusqu'à la cinquième place.

Mais cet acharnement héroïque n'a pas du moins du monde éclipsé les démonstrations d'un Sylvain Barrier, second de la course et bel et bien vainqueur de la coupe mise en jeu avec sa BMW, et d'un Jeremy Guarnoni, évoluant sur une autre planète au chronomètre. Le pilote Kawasakiremporte avec autorité sa première victoire à ce niveau. Le podium est complété par la Ducatide Savadori alors que Matthieu Lussiana est quatrième.

Ce qui nous fait trois tricolores dans les quatuor de tête ! Par ailleurs avec cet exploit,Guarnoni entre dans le trio de tête au classement général. C'est donc une pluie de bonheur qui s'est abattue dans la Nièvre sur la vitesse moto française.

Classement:

1 FRA Guarnoni Jeremy MRS Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 28'12.230

2 FRA Barrier Sylvain BMW Motorrad Italia GoldBet BMW BMW S1000 RR 14 28'22.092

3 ITA Savadori Lorenzo Barni Racing Team Italia Ducati Ducati 1199 Panigale 14 28'32.933

4 FRA Lussiana Matthieu Team ASPI Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 28'46.675

5 AUS Staring Bryan Team Pedercini Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 28'50.146

6 SWE Bergman Christoffer BWG Racing Kawasaki Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 28'52.116

7 CZE Jezek Ondrej SK Energy Racing Team Ducati Ducati 1098R 14 28'56.005

8 FRA Millet Julien UP Racing Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 29'01.457

9 FRA Pagaud Randy Team OGP Kawasaki Kawasaki ZX-10R 14 29'01.908

10 GER Reiterberger Markus Team Alpha Racing BMW BMW S1000 RR 14 29'15.745

11 ITA Parziani Massimo M.V. Racing Team Aprilia Aprilia RSV4 APRC 14 29'35.575

Monza Mai 2013

 

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Le Champion en titre Sylvain Barrier (BMW Motorrad GoldBet) s'est emparé de la pole position pour la course de onze tours qui aura lieu dimanche matin à 10h30 à Monza. Sur BMW HP4, le Français a établi un nouveau record du circuit en 1'45.870 et est le premier pilote à passer sous les 1'45 en STK1000.


Michele Magnoni (BMW G.M. Racing), qui court en Wild Card ce week-end et avait fini sur le podium à Misano l'an dernier, n'a pas manqué de se faire remarquer en prenant la deuxième position, devant les deux pilotes de Barni Racing Ducati, Eddi La Marra, vainqueur à Assen lors de la manche précédente, et l'ancien Champion Niccolò Canepa.


Les pilotes de MRS Kawasaki, Romain Lanusse et Jeremy Guarnoni, ont respectivement pris les cinquième et sixième positions, devant le Sud-Africain Greg Gildenhuys (BMW Motorrad GoldBet), qui a chuté dans le virage n°5 en fin de séance. Le cauchemar de Leandro Mercado (Team Pedercini Kawasaki) continuait aujourd'hui puisque l'Argentin, ancien pilote Superbike, a fini en onzième position après une nouvelle chute, dans le virage n°8.

Article Off Bikes (Line Biau)

 

Sylvain BARRIER
Catégorie : Superstock 1000 – Championnat FIM
Team : BMW Motorrad GoldBet

 

 Troisième pilote auquel nous consacrons un article de ce dossier, Sylvain Barrier est sans aucun doute le plus expérimenté jusqu’à présent. Patron de sa catégorie et homme à battre pour la majorité des pilotes en Superstock 1000, il est aussi un véritable modèle de sérieux et de compétitivité. Pour sa probable dernière saison avant de monter en catégorie Superbike, le pilote s’est confié à OffBikes entre les manches d’Assen et de Monza.

 

Le passé, rétrospective.

 

 

Retracer le parcours de Sylvain est un exercice relativement difficile. Pour faire simple, il s’agit de retenir qu’il a commencé la moto très jeune, et a couru son premier championnat sur l’Île Maurice à l’âge de 15 ans en 50cc. Un championnat qui lui a valu d’être repéré et sélectionné par un team Sud-Africain. Le jeune homme emménage alors à Durban en 2004, où il intègre une filière Sport-Études et termine 1et du championnat régional en 50cc. Il conclut également sa saison avec la seconde place du championnat super moto 500cc.
En 2005, Sylvain fait ses premiers tours de roues sur les circuits Français avec sa 1000cc : déjà déterminé à intégrer un championnat, il tient à apprendre les tracés le plus rapidement possible. L’année suivante, il roule pour la Dark Dog Academy en Supersport Open et termine 13ème du championnat en n’ayant couru que quatre courses. Il réalise en parralèle deux « piges » en Championnat de France Promosport 1000 lors desquelles il termine 6ème et 9ème. C’est également en 2006, à l’âge de 18 ans, que la carrière de Sylvain prend un véritable tournant, puisqu’il est engagé en Championnat Superstock 600. Il termine 19ème du classement général en ne roulant que lors d’une petite moitié du championnat.
En 2007, le jeune pilote est cette fois présent sur la totalité du championnat qu’il court sur Yamaha, et qu’il termine 6ème. Sylvain monte en Superstock 1000 dès l’année suivante, mais plusieurs chutes et blessures le maintiennent loin des circuits pour trois courses, et il termine la saison 16ème du classement général. Dès 2009, Sylvain réitère, même championnat et même marque, il termine cette fois 5ème du classement général sur sa Yamaha. Bilan de sa saison : 3 podiums, une fois 4ème, deux fois 5ème mais surtout première Yamaha du championnat. Sylvain signe à peu près les mêmes saisons les deux années suivantes, Il termine 6ème puis 4ème du Championnat FIM Superstock 1000 avant d’être engagé en 2012 au sein de la structure BMW Motorrad Italia. Il gagne alors trois courses, Assen, Imola et Misano, et ce malgré une opération de l’épaule suite à une grave chute au cours de l’année. Fin 2012, Sylvain remporte son premier titre de Champion.

 

Sylvain et sa moto pour la saison 2013, arborant le numéro 1.

Sylvain et sa moto pour la saison 2013, arborant le numéro 1. (Source : BMW Racing)

 

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L’avenir, les enjeux de la saison 2013.

 

 

2013 est une saison charnière pour Sylvain Barrier, la dernière avant de rejoindre la convoitée catégorie Superbike. À 24 ans et avec une longue carrière derrière lui, le jeune homme a deux objectifs très importants : conserver son titre de Champion FIM Superstock 1000, obtenu à la force du poignet et malgré de sérieux pépins, et prouver qu’il a sa place parmi « les grands » où il était attendu dès cette année. Mais pour en savoir plus à ce sujet, le plus simple était de l’interroger, et ses réponses sont extrêmement claires dans l’interview à suivre.
De notre point de vue, il s’agira pour Sylvain cette année de faire une saison encore plus régulière et constante que la précédente, en évitant de signer des résultats en dents de scie et surtout, de chuter. Car une blessure pourrait être éliminatoire, non pas en termes de contrat dans la mesure où le Français s’est assuré avec BMW que quel que soit l’issue finale de sa saison, il monte dans la catégorie supérieure sur une moto officielle. Mais plutôt en terme de performance brute pour l’année prochaine : le temps de récupération pourrait l’éloigner trop longtemps du bitume et ralentir son activité sportive – qu’il s’impose tel un ascète, avec une hygiène de vie irréprochable sur le plan diététique notamment. Un coup de frein qu’il lui faut à tout prix éviter pour prouver qu’il a sa place là où il sera en 2014. Car comme il l’explique lui-même lors de notre entrevue, c’est par choix et non par défaut qu’il n’a pas rejoint la Superbike dès cette année. Et c’est à lui de prouver qu’il s’agissait d’un choix judicieux.
À titre d’information, depuis, Sylvain a lourdement chuté à Monza, où il n’a marqué aucun point. Heureusement, cette chute n’a eu aucune conséquences physiques, et il semblerait qu’elle n’en ait pas eu non plus sur son mental. Reste à espérer qu’elle n’en ait pas sur son championnat, mais après seulement trois courses, tâchons de nous souvenir que rien n’est joué.

 


Sylvain se préparant à prendre la piste à Monza, 2013. (Photo : Bertrand Stey – droits réservés)

 

L’entrevue.

 

  • Peux-tu nous parler de ton week-end à Assen ? Comment s’est-il déroulé et qu’est-ce que tu en retires ?

Vendredi matin, les conditions étaient vraiment pourries : il ne pleuvait pas vraiment, la piste n’était pas sèche non plus, quelques gouttes tombaient par ci par là. J’ai décidé de partir avec les pneus secs pour commencer, faire quelques tours pour voir, mais c’était absolument inroulable. Du coup, j’ai attendu qu’il pleuve plus pour chausser les pneus pluies, mais ça n’est jamais arrivé. Ni mouillé ni sec, l’horreur, et la séance n’a servie à rien. La première séance de qualification n’était pas terrible non plus, puisqu’on n’avait aucune base de données sur ce circuit pour cette nouvelle moto. Cela dit, c’est le cas pour plus ou moins tous les circuits cette année, puisque sur cette machine, la HP4, le système de suspension électronique est totalement inédit, personne ne l’a jamais essayé avant nous et du coup, nous n’avons aucune base de réglages sous la pluie. Je n’avais donc aucun repère, et ça m’a obligé à beaucoup rouler pour développer la moto. Evidemment, dans ces conditions, je chute à la fin de la séance, mais sans gravité. Samedi matin, la séance libre était sur le sec, tout s’est bien passé et j’ai signé la pôle position provisoire. Pour la séance qualificative de l’après-midi, on a eu droit de mettre deux pneus supplémentaires car on avait un train de pneus restant non utilisé lors de la séance libre de Vendredi matin. Mais nous avons préféré le garder pour la course, ainsi en cas de drapeau rouge, on pourrait repartir avec des pneus neufs, ce qui nous donnait une petite avance sur les autres. J’ai relativement bien roulé, mais j’ai rencontré des problèmes de suspensions à la fin de séance, que j’ai essayé de régler pour le warm-up. Et ça n’a absolument pas fonctionné. Donc je suis reparti avec un setting qu’on avait défini à Aragon. Donc pour la course, j’ai eu une machine radicalement différente que celle que j’avais expérimenté durant tous les roulages du week-end, et c’était un véritable défi. Du coup sur les premiers tours, j’ai fait très attention à prendre un bon rythme sans faire d’erreur, puis petit à petit je suis allé chercher les autres. Malheureusement, quand j’ai enfin doublé La Marra, il ne restait qu’un tour, alors je n’ai pas eu le temps de préparer ma fin de course comme je l’aurais souhaité. Du coup, dans le dernier tour, j’ai tenté de protéger mes trajectoires pour garder la tête jusqu’à la fin, et dans le dernier enchaînement rapide, La Marra a trouvé un véritable trou de souris pour me passer. J’ai quand même voulu repasser dans la dernière chicane juste avant la ligne droite, et c’est passé, mais le problème est que ma BMW fait facilement 10 kilos de plus que sa Ducati, et je me suis fait prendre à la reprise. Il était mieux que moi sur les dernières trajectoires. Je suis content pour lui car même si l’on se touche à la fin, il gagne une très belle bataille, et on a offert une belle fin de course.

  • Que penses-tu du geste qu’il a fait juste après avoir passé la ligne d’arrivée, et qui a fait polémique toute la semaine suivante ?

La polémique a été très forte que ce soit en France ou en Italie. Mais je n’en tiens pas compte. C’est sûr que l’égo en prend un coup, quand un pilote te fait savoir de quelle que façon que ce soit qu’il ta bien eu, c’est un peu vexant. Mais ces choses là, il faut passer au-dessus, ne pas s’arrêter à ça et regarder l’avenir. Je pense sincèrement qu’il est le premier à regretter son geste. Moi, de toute façon je ne l’ai pas vu sur le moment car j’étais déjà loin, et c’est mon chef mécanicien qui, dans le parc fermé, m’a demandé : « Mais, tu a salué La Marra ? » Je lui ai répondu que oui, évidemment, il avait gagné à la régulière en étant plus rapide dans le dernier sprint donc c’était normal que je le félicite. Il m’a alors dit : « Tu n’as pas vu son geste ? Il t’a fait un bras d’honneur ! » Je lui ai dit que non, pas du tout, que je n’avais rien dit, et il m’a prévenu que je verrai ça sur les images. Ma première réaction a été de lui dire que c’était normal. L’année dernière, il s’est battu contre moi jusqu’à la dernière course pour tenter d’obtenir le titre, et depuis le début de la saison je suis tout le temps devant. Je sais que je suis l’homme à battre, il était sous pression, on s’est touchés, il a passé la ligne premier et il a tout lâché, alors ça a du partir tout seul. Mais je pense réellement qu’il ne faut pas en tenir compte, c’est vraiment un geste à chaud et irréfléchi. Et puis honnêtement, moi j’ai autre à chose à faire que des polémiques. Ça se règlera sur la piste, et puis c’est tout ! La seule chose à faire dans ce genre de cas est de montrer qui est le meilleur !

  • C’est ta sixième saison dans cette catégorie, et tu devais passer en Superbike dès cette année, mais ça ne s’est pas fait. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Malheureusement oui, sixième année en Superstock 1000. Il était prévu, depuis l’année passée, que je monte dès cette saison, mais certaines circonstances ont repoussé l’échéance. En effet, la moto que BMW me proposait n’était pas assez compétitive selon moi, et si c’était pour aller faire des 15ème place, ça n’en valait pas la peine. J’ai donc refusé leur offre. J’ai ensuite été en pourparlés avec Aprilia avant qu’ils ne signent avec Sylvain (Guintoli, NdR) mais ça ne s’est pas fait puisqu’il a signé un jour avant moi. En fait, plein de petites choses ont empêché que ça se fasse. Maintenant, j’ai un contrat de deux ans avec BMW, et quoiqu’il arrive cette année, que je gagne ou non le championnat, je passe en Superbike l’année prochaine sur une moto officielle. Par contre, nous ne savons pas encore si ce sera dans le team officiel ou dans un team satellite. Tout ce qui compte pour moi, c’est que dans tous les cas, ce sera sur une moto sur laquelle je serai capable de jouer la gagne. L’avantage, c’est que pour cette saison 2013, je n’ai aucune pression. Je me base juste sur les polémiques de l’année dernière, les propos des gens qui ne me trouvaient pas assez constant et m’ont critiqué parce qu’il m’est arrivé de chuter par exemple. Du coup cette année, j’ai à cœur de leur prouver que je suis capable du contraire et de rester sur mes roues en faisant des résultats à chaque course. Gagner toutes les courses, ça n’est pas possible, et puis ça ne m’intéresse pas au contraire, moi j’ai envie qu’il y ait de la bagarre et qu’on voit qu’en Superstock 1000, on est plusieurs pilotes à avoir les capacités pour aller en Superbike. C’est devenu un championnat très disputé, peu importe le circuit, on roule environ 1 seconde plus vite que les années précédentes, donc autant dire qu’on met du très gros gaz ! Et nous sommes devenus une catégorie professionnelle, elle représente l’avenir, et l’anti-chambre de la Superbike. Quand tu vois qu’on roule entre 1 et 2 secondes moins vite seulement en course, avec des motos qui sont des motos standards sur lesquelles on a monté des slicks… Alors oui, c’est vrai, j’aurais du aller faire mes preuves en Superbike, mais pour des résultats insatisfaisants, ça n’en valait pas la peine. Parfois, il vaut mieux être grand chez les petits que petits chez les grands !

  • Certes, mais quand on voit que sur la plupart des séances, tu sors du box, tu signes la pôle et tu rentres, on est forcé de se demander si tu ne t’ennuies pas un peu !

Personnellement, dans cette catégorie là, effectivement je pense ne plus rien avoir grand chose à prouver. Je sais comment rouler vite et je sais quelle est la ligne de conduite à avoir, elle fonctionne et je m’y tiens. Je ne m’ennuie pas dans le sens où il y a toujours de la vitesse, de la compétition et de l’adrénaline. Bien au contraire, j’ai une moto toute neuve et super complexe à régler, avec deux ingénieurs seulement pour moi qui travaillent parfois jusqu’à toutes les heures… Et c’est un nouveau défi qui rajoute un peu de piment, parce que garder son titre d’une saison sur l’autre, ce n’est jamais évident. Maintenant, j’ai la chance d’être très bien entouré et de pouvoir faire des choses encore meilleures que l’année passée : améliorer mes chronos, mes performances brutes… Et puis dans le fond, on a toujours un petit quelque chose à prouver. Cette année, je suis là pour montrer aux gens que si je ne suis pas allé en Superbike cette saison, c’est par choix et pas par défaut ou par manque d’opportunité. Dans notre métier, on se tue à faire du sport tous les jours et à avoir une hygiène de vie irréprochable – enfin pour la plupart d’entre nous, et tout cet investissement pour faire des résultats médiocres, moi ça ne me dit rien du tout, sans même parler d’un team dans lequel il faudrait payer pour rouler. Certains disent que je fais un pas en arrière, mais c’est pour en faire trois ou quatre en avant l’année prochaine.

  • Peux-tu nous parler un peu de l’aspect financier de ta saison et de ton choix ?

En ce qui me concerne, je me fous de gagner de l’argent et ça n’est pas la raison pour laquelle je changerai de catégorie, je pense juste qu’il faut donner l’opportunité aux gens qui sont vraiment motivés et se dédient entièrement à leur sport, pas à ceux qui sont les plus fortunés. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je fais une saison supplémentaire en Supersport, pour montrer aux gens que dans la moto, il n’y a pas que l’argent qui compte. Aujourd’hui je suis chez BMW, mais trois ans en arrière, je payais pour rouler pour eux. Il faut être patient avant de gagner sa vie, et pour être honnête, ce n’est pas spécialement mon cas. Comme je ne paye pas, les petits mécènes que j’ai à droite et à gauche, les quelques sponsors et les primes de victoire me permettent de vivre correctement, mais sans être gourmand. Pas question, par exemple, d’aller au restaurant tous les jours ou d’acheter des voitures de luxe. Le team a ses sponsors, moi j’en ai quelques-uns, une dizaine de personnes ou de structures de ma région que je connais personnellement et qui m’aident. Pour ceux-là, quand ce n’est pas moi, ce sont mes parents qui s’en occupent la plupart du temps.

  • Quels-sont tes rapports avec les autres pilotes Français dans le paddock, sachant qu’ils sont nombreux en mondial Superbike / Supersport / Superstock ?

À mon avis, ma réputation n’est pas celle de quelqu’un de très sympa ou de très fun, mais d’un autre côté, je ne suis pas là pour me faire des amis, je suis là pour faire mon boulot et gagner. On court les uns contre les autres, il ne faut pas l’oublier. Pour être honnête, je m’entends mieux avec les pilotes anglophones ou les pilotes Italiens qu’avec les pilotes Français, après le pourquoi… Disons qu’il y a certaines mentalités que je n’apprécie pas plus que ça. Après, on se dit bonjour et on se félicite quand on se croise, mais on n’est pas non plus à s’appeler pour aller faire du sport ou quoique ce soit. C’est un peu chacun pour soi. Et puis pour la majorité des Français, ça fait des années qu’ils entendent parler de moi et qu’on leur demande de me prendre modèle, donc je pense qu’ils en ont aussi ras le bol de Sylvain Barrier. Ils sont arrivés à saturation et me voient comme le grand rival, même plus l’homme à battre, l’homme à abattre. Par exemple si je te parle de Loris (Baz, NdR) on a tellement roulé l’un contre l’autre par le passé que cette rivalité existe toujours un peu. C’est Adrien (Morillas, NdR) qui nous a pris sous son aile et nous a formé, on vient un peu de la même école. Aujourd’hui, ça va de mieux en mieux, il a énormément de talent et on est de la même trempe, on est similaires dans le sens où on est des guerriers, on ne lâche jamais rien. Donc ça force le respect et ça nous amène à ne pas trop mal nous entendre.

 

Merci infiniment à Sylvain pour sa disponibilité et ses réponses exhaustives, mais aussi pour toutes ces autres choses qu’il fait afin de soutenir OffBikes, et notamment pour m’avoir permise d’être présente sur le circuit de Monza.

WORLDSBK

Barrier devra se relancer à Portimao

Sylvain Barrier

Sylvain Barrier (BMW Motorrad GoldBet) sera en quête de rédemption ce week-end au Portugal après être reparti de Monza sans le moindre point. En Italie, le Champion en titre du STK1000 avait été impliqué dans l'accident qui avait provoqué le drapeau rouge dès le premier tour et n'avait ensuite pas pu se réaligner sur la grille pour le deuxième départ. Leader à l'issue des deux premières manches de la saison, le Français est désormais troisième du classement général, à sept points de Niccolò Canepa, et espère retrouver le podium ce week-end à Portimao.


« Ce qui est arrivé à Monza était dû à la malchance, vraiment, mais c'est la course. Après la chute, je voulais prendre le second départ mais une série de circonstances a fait que j'ai dû déclarer forfait. Je n'étais pas blessé, j'avais un peu mal à la jambe mais je suis de retour en pleine fort pour Portimao. J'aime vraiment cette piste et je pense que si nous travaillons bien, nous pourrons nous battre pour la victoire. Nous avons fait un test à Aragón la semaine dernière, nous avons pu évaluer de nouvelles pièces pour notre HP4 et je suis content de ce que nous avons trouvé. Globalement je suis confiant pour la prochaine course et surtout impatient de reprendre la piste. »

Commentaires (2)

1. FloydSmook (site web) 16/01/2017

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2. pinard 25/06/2015

trouvez lui l ingénieur capable de l'écouter et vous verrez , une bonne moto un bon pilote , il manque juste l'ingénieur bougez vous , je pense qu'il à fait son boulot réparé son corps, son esprit pas besoin , et c'est une graine de grand grand champion , mais pas sans la mécanique , et encore moins sans l'écoute .

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